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Dernière mise à jour le 12-07-2010


UDOGEC D'Ille et Vilaine
45 Rue de Brest - CS 34210 - 35042 RENNES Cedex
Tel: 02.99.54.62.05    Fax: 02.99.59.63.51


 
 
 
 
 
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Écrit par Administrator   
28-11-2007

 

Le Comité National de l'Enseignement  Catholique avait préconisé la constitution d'Unions  des  Associations  d'Education Populaire constituées pour la gestion des établissements catholiques d'enseignement.

En Ille et Vilaine, l'assemblée générale constitutive s'est tenue le 10 JUILLET 1947 à la Maison des Œuvres, qui se situait 25 boulevard de la Liberté à RENNES. Cette assemblée générale était présidée par Maître GASTARD, assisté de Monsieur le Chanoine GERARD.

Sur 321 paroisses qui devaient constituer une association, 176 s'étaient mises en règle, dont 143 nouvelles. 93 associations étaient présentes ou représentées et, après lecture des statuts, adoptés à l'unanimité, le Comité directeur fut élu : Monsieur POMMEREUIL, architecte et Président de l'Association des écoles de la Métropole, devenait Président.

La première réunion du comité directeur se tenait le 29 JUILLET 1947.

Il est intéressant de constater que siégeaient également au comité directeur le Président du comité scolaire diocésain et un représentant de Monseigneur l'Archevêque : Monseigneur GROULT fut désigné à cette fin.

C'est le 9 AOUT 1947 que, dans "La semaine religieuse" du diocèse, la liste des premières associations adhérentes était publiée et, entre le 30 juillet 1947 et le 16 octobre 1948, le nombre des adhérents passait de 93 à 240 !

L'objet de L'UNION DEPARTEMENTALE DES ASSOCIATIONS D'EDUCATION POPULAIRE était

• de coordonner la ligne de conduite de toutes les associations dans les questions relatives au financement et à la gestion matérielle des écoles,

• de les représenter valablement toutes les fois qu'une action collective paraîtrait devoir être exercée,

• de fonder et assurer la gestion matérielle d'écoles normales d'instituteurs dans le département, ou de concourir à cette fondation et à cette gestion si ces écoles sont inter-départementales,

• enfin de représenter valablement les associations affiliées en tant qu'employeurs du personnel enseignant dans les commissions paritaires départementales et le siège social était fixé au 25 boulevard de la Liberté à RENNES.

 Monsieur POMMEREUIL est resté Président jusqu'au 15 MAI 1954. L'assemblée générale du 15 mai de cette année a en effet élu Monsieur GERNIGON, qui exerçait jusque là les fonctions de Vice-Président. Monsieur Gernigon était négociant en produits du sol à Saint Pern.

              M. PommereuilM. POMMEREUIL                M. GernigonM. GERNIGON  

A l'assemblée générale du 11 JUIN 1955, l'Union Départementale comptait 275 associations adhérentes et plusieurs n'avaient pas encore adhéré à l'Union, en particulier celles qui s'étaient constituées depuis l'entrée en vigueur de la Loi Barangé.

Et lors du conseil d'administration qui suivait l'assemblée générale du 11 JUIN 1955, Maître BOULANGER, Commissaire-priseur à Rennes, était élu Président, Monsieur Gernigon devenant Vice-Président.

A ce moment là, la structure de la Direction diocésaine  de l'Enseignement Catholique était très légère puisqu'elle comprenait, sous l'autorité de Monseigneur GROULT, Vicaire Général, Directeur diocésain :

• Monsieur le Chanoine GERARD et Monsieur le Chanoine VALLEE pour le primaire,

• Monsieur le Chanoine DUMAS pour l'enseignement technique,

• Monseigneur BONNELIERE, pour le secondaire et le secrétariat était assuré par Monsieur GAUVIN.

Lors de l'assemblée générale de 1955 toujours, le siège de l'UDOGEC était transféré au 3 contour de la Motte.

En 1955, l'assemblée générale s'était tenue Salle Sainte Philomène, rue Saint Yves à Rennes et c'est à l'assemblée générale du 4 mars 1956 qu'elle s'est tenue pour la première fois à l'école Saint Vincent, cette assemblée étant une assemblée mixte UD/AEP et UD/APEL. En effet, des projets de lois venaient d'être déposés à la Chambre des Députés pour l'abrogation des loi Marie et Barangé, premières lois d'aide à l'enseignement privé après la guerre de 1939-1945. Cette réunion commune a groupé près de 8 000 personnes. Elle se tenait sous la présidence du Cardinal ROQUES qui demanda la plus grande vigilance pour être prêts à répondre aux consignes qui seraient données le cas échéant.

                                                                                        Cardinal ROQUES   Cardinal ROQUES

Il faut se souvenir qu'à cette époque fut créée la caisse de péréquation permettant d'apporter une aide aux établissements scolaires. Cette caisse était alimentée par un prélèvement sur le CASUEL, fixé par une décision de Son Eminence le Cardinal ROQUES. D'autre part, les AEP plus favorisées pouvaient effectuer des versements supplémentaires. Déjà, à cette époque, par suite des difficultés de recouvrement, l'accent était mis sur la solidarité indispensable entre les établissements. Des comptes rendus de cette époque ressortent très nettement les difficultés croissantes rencontrées par la plupart des AEP en matière financière. C'est également à cette époque que le Conseil d'administration envisageait la création d'un secrétariat administratif pour aider les AEP dans leur gestion, vérifier leur comptabilité et donner les conseils et renseignements nécessaires.

Les difficultés rencontrées par l'enseignement catholique restaient toujours d'actualité. Aussi, lors de l'assemblée générale du 17 MARS 1957, sous la présidence du Cardinal Roques, Président de la Commission Épiscopale nationale de l'enseignement libre, étaient présents Monseigneur RIOPEL, Évêque auxiliaire, Monseigneur GROULT, Monseigneur MARTIN, Monsieur de LAGGE de MEUX, Président national des APEL et des AEP, etc. La mobilisation restait forte. Les statuts de l'Union Départementale étaient modifiés afin de mieux répondre à la situation. De plus, le conseil d'administration était renforcé par l'entrée d'un certain nombre de personnes. Entre autres, nous trouvons Monsieur ROUYER, le Frère DRAGEON, un certain nombre de maires ou de conseillers généraux, Monsieur Michel DENIS. Dans les discours, nous retrouvons le fondement même de ce qui allait présider aux discussions futures : l'école catholique, service privé d'intérêt général.

Les années 1958 et 1959 furent consacrées, par l'équipe de l'Union Départementale des AEP d'Ille et Vilaine, à l'étude et la mise en place de ce qui devait aboutir à la Loi du 31 décembre 1959 (La Loi Debré). Le Cardinal ROQUES, en tant que Président de la Commission Épiscopale nationale de l'enseignement libre, était bien évidemment l'un des principaux acteurs et le conseil d'administration qui l'entourait à Rennes fut très largement impliqué dans le suivi du dossier ! Un petit groupe de travail s'impliquait tout particulièrement auprès du Cardinal :

• l'UD/AEP, avec Maître BOULANGER, Monsieur DENIS,

• des membres des APEL avec Monsieur GERNIGON, Monsieur TERRIERE,

• des membres des Amicales, avec Maître RAYER.

Dans une note relatant cette époque, Maître BOULANGER précise que Monsieur l'Abbé LEPRETRE, Chancelier de l'Archevêché, fut la cheville ouvrière pour préparer les contrats, tant simples que d'association. Il précisait d'ailleurs que, dans les milieux gouvernementaux, il avait toujours été question de l'enseignement catholique. Il fallait donc trouver un moyen de faire ressortir officiellement le caractère spécifique de celui-ci. La Loi prévoyait que les contrats seraient signés par les employeurs, c'est à dire par les présidents d'AEP, et il fut décidé que chaque association devait personnellement contracter et que les contrats devaient être signés individuellement. Mais en même temps, les AEP furent transformées en AEPEC, Associations d'Éducation Populaire et d'Enseignement Catholique.

En 1960, le 28 NOVEMBRE, lors de l'assemblée générale, les statuts étaient modifiés afin de concrétiser la nouvelle appellation.

C'est le 5 SEPTEMBRE 1965. lors d'une réunion du Conseil d'administration, en présence de Monseigneur GOUYON, que fut décidée l'adhésion à une caisse complémentaire de retraite pour l'ensemble du personnel travaillant dans les établissements catholiques d'enseignement (enseignants et non enseignants). Un groupe de travail avait été constitué et le choix final se porta sur l'AGRR pour le premier degré, c'est à dire les écoles primaires et les cours complémentaires.

Le 22 DECEMBRE 1965, Maître LOYER succédait à Maître Boulanger à la présidence de l'Union Départementale. Les problèmes de l'époque étaient tout particulièrement relatifs au contrôle financier des établissements et à l'amélioration de la tenue des comptabilités des AEPEC. De même se posait le problème de la répartition des fonds scolaires gérés à l'époque par le Conseil Général. Ce travail de mise en place des comptabilités nécessita beaucoup de temps, à la fois au permanent   qui à l'époque était Monsieur Paul LEVREL et à certains administrateurs. Tout était à faire, il fallait assurer la formation des responsables d'AEPEC ; de nombreuses réunions étaient organisées à travers le département.

En 1967, l'instruction administrative de Monsieur CERISE précisait les conditions d'affectation des fonds publics et des fonds privés dans les tenues de comptabilité.

C'est en 1966 que le secrétariat a été développé, au 6 rue Martenot où avait été transférée la Direction diocésaine.

Également à cette époque, un travail important était nécessaire pour déterminer et négocier les participations municipales. Ainsi que le constate une délibération du 8 AVRIL 1972, ces participations étaient en progression grâce à l'action conjuguée des AEPEC, des parents  d'élèves, de l'Union départementale. Les documents qui ont pu être étudiés à l'époque par le Conseil  d'administration constatent le résultat d'un travail important accompli dans les écoles qui, pour plus de la moitié d'entre elles, étaient en mesure de fournir des résultats valables. Cependant, il était constaté la nécessité d'envisager  la création par l'Union Départementale d'un Service comptable bien structuré comprenant un conseil d'experts, un responsable, des comptables itinérants. Aider les AEPEC à normaliser leur gestion était déjà un service important, mais l'Union Départementale s'était fixée aussi comme objectif de les aider dans leurs investissements par la création d'une caisse de crédit. Le Conseil de cette époque concluait que, si l'on veut que les responsables locaux s'intéressent vraiment à leur école, il faut leur laisser l'entière responsabilité de leur gestion. Il ne pouvait être question de créer une d'un même secteur. Par contre, il fallait favoriser la coopération entre les AEPEC d'un même secteur.

Maître LOYER restait Président pendant 10 années. Décédé en 1976, il était remplacé par Maître Joseph Yves LUGAND, notaire à Dinard.

                                                                       Maitre LugandMaître LUGAND

En 1973, lors de l'assemblée générale du 24 JUIN, l'UD/AEPEC s'est transformée en UDOGEC, à la suite des décisions prises au plan national. A cette date, l'UDOGEC comptait 173 AEPEC qui avaient demandé à bénéficier de l'aide du Service comptable et les comptables intervenaient dans 270 écoles. D'autre part, une collaboration s'était instaurée avec le bureau comptable des Frères de l'Instruction Chrétienne et un groupe de travail avait mis au point une adoption du plan comptable, une méthode de sectorisation et des regroupements de comptes, ce qui permettait d'avoir les moyens d'une action coordonnée et soutenue auprès des Pouvoirs Publics et de produire des références statistiques permettant aux établissements d'analyser leur gestion en fonction de moyennes générales. Mais les situations de trésorerie des écoles se trouvaient parfois mises en difficulté par suite d'un accroissement important des charges résultant, entre autres, du transfert des responsabilités d’une communauté de religieuses et religieux à des enseignants et des directions laïques. De même, l'État n'avait pas toujours tenu ses engagements puisqu'il était constaté alors un retard du forfait d'externat du second degré de plus de 66  par rapport à ce qu'il devait être.

 Le 25 AVRIL 1981, l'UDOGEC décidait de transférer son siège social  du 13  rue Martenot au 45 rue de Brest. En effet, le 10 SEPTEMBRE 1974, ledit siège avait été transféré du 6 au 13 rue Martenot.

                                                                                    

Le 27 AVRIL 1985, Monsieur Michel DENIS était élu Président de l'UDOGEC et en 1986 de nouveaux statuts étaient adoptés.

Au cours des différentes années, les Services de l'UDOGEC s'adaptaient aux besoins croissants des OGEC des établissements. C'est ainsi que l'on est passé  successivement de 0 permanent en 1947 à 6 en 1973 et 15 en 2004.

De même, le service comptable se structurait pour aboutir à une équipe de 5 personnes.

Au cours des dernières années, les structures diocésaines ont également évolué et l’UDOGEC a été concerné, tant par la création du CEAS (Comité pour les affaires économiques et scolaires) que de l'association CER (Clément Emile Roques). Sur le plan régional s'est développée une synergie avec les autres UDOGEC de Bretagne par un fonctionnement    régulier    de l'UROGEC (créée en 1974) ainsi que par des réunions régulières entre l'UROGEC de Bretagne et l'UROGEC des Pays de Loire.

Tout ce travail a été le fruit d'une collaboration étroite avec la Direction diocésaine et grâce au dévouement de nombreux administrateurs et des Secrétaires Généraux qui ont précédé Jean Yves PIGREE :

Monsieur TORTAT,

Monsieur Paul LEVREL,

Monsieur François DANCHAUD,

Monsieur Hubert CORNUDET,

Monsieur Roland de LA MOTTE.

A tous, l'Enseignement Catholique doit sa place dans l'Eglise et la Nation.

 

 
Dernière mise à jour : ( 19-05-2008 )